Radio Meuh

ENJOY music from reblochonland

www.radiomeuh.com

MAIS QUI SE CACHE DERRIÈRE RADIO MEUH ?

Voilà une question qui doit tarauder le « meuhditeur » ! Nous sommes donc partis à la rencontre de cette fine équipe lors du Rock’n Poche festival.
Radio Meuh est diffusée sur internet depuis la Clusaz, le pays du reblochon. C’est une radio pas comme les autres : indépendante, 100% musicale, sans pub ni tube, faite de manière artisanale, avec amour de la bonne vibration. Depuis 2007, elle diffuse de la musique 24h/24, entrecoupée de quelques jingles maison, cuisinés à la sauce second degré. Elle offre une programmation éclectique entre la funk, la soul, l’éléctro, le hip-hop, le pop-rock et une pincée de vibes latino. Radio Meuh a une véritable identité « made in Les Alpes » c’est le meilleur de chaque style, avec du pointu tout en restant accessible.
Philippe Thévenet, le fondateur de “Radio Meuh.com” ne s’attendait pas à un tel succès. L’idée a germé en 2003 et c’est avec une bande de copains, animés par la même passion pour la musique, qu’il décide de se lancer quatre ans plus tard. Leur créneau ? Une musique éclectique, pas trop commerciale, à la découverte de nouveautés. Les habitants de la Clusaz adorent mais pas seulement ! On écoute Radio Meuh à Paris, à Londres, au Canada… Un peu partout en fait. En témoignent les plus de 40 000 clics recensés par jour !
La web radio a vu le jour grâce à la « lourdeur du système administratif français » qui a conduit Philippe à préférer internet à la FM. Grand bien lui en a pris puisque toutes les Alpes en profitent ! Aujourd’hui, la notoriété de la radio leur permet de vivre enfin de leurs prestations dans les soirées. Leur ambition est d’investir davantage les festivals en mixant, mais aussi en réalisant des reportages et des interviews afin de faire s’exprimer les artistes. La Radio s’autofinance grâce à ses produits dérivés, aux dons et aux espaces publicitaires sur le site.
L’équipe de Radio Meuh se compose de Philippe, (fondateur et DJ), Tédéo (DJ) Justin (DJ Iness), Karène (responsable évènementiel), Hugo (Régisseur général) Guillaume (de « l’Atelier à L’envers ») qui fait découvrir les joies de l’imprimerie sur les différents lieux de leurs tournées. Il y a aussi Kick (webmaster), Arnaud (graphiste) et Cassandra (administratrice).
Tout ce beau monde accompagné de la « AKaVaka », la plus déjantée des disco-mobiles, composée d’un mélange subtil de mécanique, de décibels et de cuir, dont chacune des apparitions suscite l’émeute.
Dans cette équipe, ils ont tous en commun une certaine sincérité, mais surtout une ouverture d’esprit et une recherche artistique permanente. Ravis de l’engouement que leur radio suscite, ils gardent leur authenticité et chassent les strass et les paillettes.
Le résultat ? Eh bien que du bon son : nouveautés, BO de films, remix ébouriffants et même des vieux morceaux des années 70. Tant que ça groove.

PHILIPPE THEVENET
Fondateur de Radio Meuh
Radio Meuh… D’où vient le nom ?
On vient de la Clusaz. Parce qu’on est entouré de vaches et que c’est le pays du reblochon, on a voulu trouver un coté rigolo et accrocheur au nom. Et puis, on n’était pas là pour se prendre au sérieux !
Comment a commencé l’aventure ?
En 2003, ma première idée était de monter une radio FM à la Clusaz. On a demandé des dossiers et on a réalisé la complexité de la chose avec le CSA. On a vite abandonné car on n’est pas des passionnés de radio mais des passionnés de musique. En discutant, un de mes amis, informaticien me dit que les web radios sont en train de se démocratiser, au même moment où l’ADSL se développe. A l’époque, les connexions internet haut débit n’existaient pas encore. Dès que le coût du streaming s’est démocratisé, mon ami m’a dit « allez c’est maintenant qu’il faut y aller, qu’il faut se lancer » En 2007, on a trouvé un serveur pas trop cher qui nous permettait d’avoir 500 auditeurs en simultané, d’avoir un site ; et la Radio naissait.
Vous avez été une des premières radios web en France ?
Oui tout à fait, en 2007 on était un peu des précurseurs. Il y avait surement d’autres radios web avant nous, mais comme Internet Haut Débit ne fonctionnait pas encore bien, on n’entendait pas vraiment parler d’elles. C’est peut-être ça aussi qui a fait le succès de la radio, nous étions là au tout début.
Pourquoi depuis toutes ces années, personne n’a jamais vu vos visages ?
Oui c’est vrai qu’on ne fait pas beaucoup d’apparition publique. Tout se fait d’une manière très naturelle depuis le début, je crois être assez discret dans la vie et la radio est un peu à notre image. On fait de la musique pour faire plaisir aux gens, c’est ce qui compte pour nous. On ne veut pas trop se mettre en avant. On ne réfléchit pas forcement à des plans ni même à des business plan, c’est l’instinct qui parle avant tout. Les « jingles débiles » qu’on fait sont venus naturellement, j’ai invités des potes à la maison, on a branché le micro, on buvait des coups, et on a enregistré des histoires drôles, de là est venue l’idée des fameux jingles.
Il n’y a pas de pub sur votre radio. Vous pensez pouvoir tenir longtemps comme ça ?
On aimerait bien ! On aimerait prouver qu’on peut avoir un projet ambitieux sans pour autant dépendre de la publicité.
Economiquement, votre radio fonctionne comment ?
On vend des produits dérivés, tee-shirts, bonnets, nek warmers, etc… Et on vend nos prestations DJ lors de divers évènements. Tout ça fait fonctionner la radio.
Vous êtes écoutés partout : à Paris, à Londres, au Canada, ça fait quel effet ?
Oui c’est assez dingue ! Quand on est perché dans nos montagnes, c’est assez drôle de savoir ça.
Vous avez déclaré « Le plus difficile pour une web radio, c’est de tenir dans le temps » Déjà 7 ans, quelle est la clef de votre succès ?
La musique – C’est la clef. Et le fait aussi qu’il n’y ait pas de pub. Mais bon, je crois que personne ne pourrait écouter une radio sans pub si la musique était mauvaise. (rire) Notre principal défi est de ne pas lasser les gens, de ne pas nous lasser nous-mêmes, et de toujours se renouveler. On aime faire découvrir des nouveaux sons, ou alors creuser des vieux tubes. Finalement, on mixe tous les styles et on essaie de rester assez éclectique. On ne se refuse rien, on fait beaucoup les choses au feeling.
Vous arrive-t-il d’inviter des artistes chez Radio Meuh ?
Oui ! Tous les vendredis, on laisse l’antenne à des DJ. Ils prennent l’antenne pendant 1heure et demie. C’est vraiment quelque chose que j’aimerais continuer à développer. Grâce au «Circus Festival» que nous avons créé : 3 soirs de concerts sous chapiteau et 15 scènes une semaine sur les pistes et dans la station de la Clusaz, on a rencontré beaucoup d’artistes et j’aime demandé à un artiste qu’on aime bien ou qu’on a invité au festival de faire écouter sa playlist sur Radio Meuh. Comme on ne fait pas d’interview à la radio, on peut proposer ça !
La troisième édition du Circus Festival aura lieu quand ?
La troisième édition du Festival aura lieu du 1 au 6 avril 2015 et on est très heureux de recommencer !
Les deux premières éditions du festival ont drainé beaucoup de monde. Je crois que ça a vraiment plu ! Aujourd’hui, on a la chance d’avoir une solide équipe chez Radio Meuh. On est tous très complémentaire. Jusque-là, à la radio, c’était un peu moi qui faisais mes playlists dans mon coin (rire) et quelques prestations DJ en plus.
Avec le « Circus Festival », on parle d’un gros événement, c’est un peu plus compliqué à gérer. On avait besoin de gens compétents dans ce domaine, et Radio Meuh est une (sacrée) une belle équipe !